Femmes et photographie mobile: exposition « Regards de Femmes »

Photophores a le plaisir de vous annoncer la tenue d’une nouvelle exposition de photographie mobile: « Regards de Femmes », du 6 au 13 décembre, à Flateurville, dans le 10e arrondissement de Paris (plus d’informations pratiques à la fin de l’article). Celle-ci se déroulera dans un lieu dédié à la création sous toutes ses formes d’expression, centré sur la mise en lumière d’avant-gardes artistiques.

Exposition née de la rencontre de femmes-photographes sur Instagram, « Regards de Femmes » se donne comme ambition de revisiter et d’explorer les codes visuels du champ photographique  par le biais du support mobile. Organisée par le site d’initiatives culturelles mobiles Tribegram , Photophores a fait le choix de vous présenter non seulement l’exposition, mais aussi d’offrir quelques éléments de décryptage des démarches artistiques de ces femmes-photographes.

Tribegram ©

Femmes et quotidien: le questionnement 

« Regards de Femmes » questionne une des fonctions de l’art, à savoir sublimer le banal, le trivial. 

Meredith Gey ©

Meredith Gey ©

Ce sont ces moments du quotidien et de l’intime que ces femmes nous montrent. Un univers essentiellement domestique, dans la sphère intérieure. Un regard sur un quotidien qui se partage, et avec d’autres femmes: sans cela, difficile de comprendre les analogies, les échos et les allers-retours entre les univers des photographes exposées. Il ne s’agit pas d’uniformiser, mais de partager son goût à travers le filtre du quotidien.

Ces regards sont aussi ceux portés sur une pratique encore confidentielle en France, la photographie mobile, via une plate-forme sociale, Instagram, qui est parfois incomprise, voire caricaturée. N’aurait-on pas affaire dans cette exposition qu’à la ménagère de moins 50 ans cherchant dans ses photographies une échappatoire à son quotidien médiocre? La réponse en lettres capitales est NON.

Laura Prospero - Ornela Ascolese ©

Laura Prospero – Ornela Ascolese ©

Cartes postales du quotidien, interactions sociales, ces photographies sont à comprendre à la fois dans leur singularité – chaque artiste ayant son propre univers visuel-, mais également dans leur globalité: celle de la discussion et de l’échange de regards.

« Art thérapie »: la photographie (mobile) comme exploration de soi?

Pour « Regards de Femmes », la photographie mobile est également un outil de médiation avec soi-même. 

Meredith Gey ©

Meredith Gey ©

A travers les photographies de cette exposition, force est de constater que ces femmes ont trouvé un terrain fertile d’expérimentation: une démarche double. La femme-photographe extériorise, elle montre, se montre. La photographie est également un instant avec soi-même, un moment d’introspection, par le biais de fictions et de mises en scènes.

Ces formes intimes et paradoxalement partageables de médiations personnelles permettent à ces femmes d’interroger leur identité à travers le filtre photographique. Une démarche généralement encouragée, stimulée par l’entre-soi d’Instagram. A ce propos, il sera donc plus qu’intéressant d’observer à la fois le regard du public réel sur ces photographies, mais également les réactions de ces photographes face aux critiques possibles du spectateur. 

Photographie mobile et féminité: une esthétique particulière? 

Audrey Lhomme - Séverine Bourlet ©

Audrey Lhomme – Séverine Bourlet ©

« Regards de Femmes » propose la théorie suivante: de nouveaux terrains de jeux photographiques sont actuellement testés par ces femmes-photographes.
Le support mobile offre des grilles de lecture renouvelées et propices aux expériences visuelles. La retouche, ou edit, se fait directement sur téléphone, par le biais d’applications. Des « recettes » sont échangées par commentaires sur Instagram sur « comment » une photographie est faite.
Ces éléments, combinés aux démarches artistiques individuelles de chaque photographe, créent des univers spécifiques et identifiables: noir et blanc, couleurs vives/froides/pastels, nus, autoportraits,effets floutés, paysages et natures mortes,etc. La diversité des sujets traités explique le choix du pluriel « Regards »: des regards multiples qui mettent en scène une vision photographique. 
L’écriture se conjugue également au féminin et s’offre comme support complémentaire à l’image. Certaines photographes utilisent le verbe pour renforcer, nuancer, voire contredire la signification supposée de l’image. Ces démarches permettent une nouvelle grille de lecture de la photographie, en croisant les signes écrits et visuels.

Champ photographique et « Regards de Femmes »: qui expose et comment? 

Les courants dominant la sphère photographique « classique » sont un terrain de jeu et d’appropriation spécifique par ces femmes-photographes.

Ainsi, ces regards reprennent cinq courants majeurs de la photographie:

Les Streetphotographes : @latibod et @nathparis

Les Humanistes : @lauraprospero et @ellla_k

Les Portraitistes : @odrelom, @noremi78, @geygey

Les Pictorialistes : @miss_elie et @a_lisbon_affair

Les Hipstamatistes : @fromKtoC et @mydame

Détails pratiques:

Le lieu :  Flateurville – Hangar de Marcel

24 cour des Petites Ecuries.

75010 PARIS 

Métro: Bonne Nouvelle Lignes 8 et 9, Château d’Eau ligne 4 

Les dates : Vernissage le jeudi 6 décembre, 18H30-23H30, avec performance vidéoDJ.

vendredi 7 décembre : 15H-20H

samedi 8 : 15H-20H

jeudi 13 : 18H30-20H30

En savoir plus:

– Une page Facebook et un compte Instagram: @regards_de_femmes

S.A.