PHOTOFILTRE : présentation et conseils de base

Si vous deviez choisir un logiciel de retouche photo et un seul, parce qu’il est basique, intuitif, gratuit et pratique, c’est bien vers Photofiltre que vous devriez vous tourner.

Je l’utilise pour ma part depuis que j’ai commencé la photo du haut de mes seize ans, et aujourd’hui, soit huit ans plus tard, c’est toujours mon allié indispensable.

Alors oui, on se fait critiquer par les autres photographes qui brandissent sous notre nez le grand, le précieux Photoshop : payant et pas du tout facile à utiliser… hahaha.

[Bon Photoshop c’est très bien parait-il, mais il m’a semblé plus judicieux de commencer par du simple et du concret, vu que c’est un peu l’objectif de ce blog et de toute façon je ne l’utilise pas. En revanche Sébastien vous concoctera peut-être un jour un article dessus, pour les inconditionnels qui ne voient pas la vie autrement que par le prisme photoshoppesque, ou encore pour ceux qui voudraient s’y mettre].

Donc pour en revenir à Photofiltre, ce petit logiciel vous permet de faire les retouches les plus élémentaires en 3 clics (contraste, luminosité, couleurs) comme des effets un peu plus complexes (ajout de flou, effet nuit américaine, high key/low key, traitement différencié, application de masques…).

Bon bref, allez, une petite capture d’écran pour présenter les fonctions de base, celles que j’utilise le plus pour ma part, et comment je les utilise.

NB : Pour les effets de ouf de la mort qui tue, je ferai des articles spécialisés plus tard !

1) Luminosité / contraste

Bon alors le bouton « luminosité » personnellement je ne l’utilise pas du tout, ça c’est fait. Après vous pouvez, mais je n’aime pas les effets que ça donne (trop grisouille si on fait « moins », trop clair fadasse si on fait « plus »)

En revanche je suis adepte du bouton « contraste + » : c’est la première retouche que je fais en général : je clique une ou deux fois dessus, parfois trois, car JAMAIS au grand jamais les photos « brutes de capteur » ne sont assez contrastées. A utiliser avec modération tout de même, sinon c’est vite cramé/bouché.

Je n’utilise pas le « contraste – », sauf pour rattraper certaines zones cramées en prenant soin de sélectionner la partie de la photo concernée et d’y aller mollo.

2) Niveaux

Là où le contraste n’est pas assez précis, notamment si votre photo est rapidement bouchée (le noir est trop noir) et/ou cramée (le blanc est trop blanc), hop on fait appel aux niveaux : cette fonction permet d’éclaircir avec précision les tons clairs, ou d’assombrir uniquement les tons sombres.

3) Correction gamma

Cela permet d’ajuster la luminosité de l’ensemble, cette fonction combine en quelque sorte à la fois contraste et luminosité. La encore, en fonction de l’ambiance que vous voulez donner à votre photo cliquez sur « + » ou sur « – » une fois ou deux. On apprend à maitriser en testant, alors hésitez pas à faire des essais…

4) Balance des couleurs

C’est principalement ce joujou qui va donner à vos photos leur ambiance (sauf si vous êtes en noir et blanc, cela va de soi). N’hésitez pas à tester jusqu’à ce que vous obteniez un résultat qui vous plait, mais n’ayez pas la main trop lourde…

5) Saturation

Je n’utilise jamais le bouton « + », mes yeux étant rapidement agressés par des couleurs trop vives et pas naturelles du tout. En revanche jouer avec le contraste et les couleurs peut m’amener à cliquer une fois ou deux sur le « – » pour équilibrer l’ensemble.

TOUTES mes photos subissent au minimum un traitement de contraste et un traitement colorimétrique.

6) Flou

Je n’utilise que le « flou gaussien », pour flouter certaines zones, généralement pour adoucir un fond que je sélectionne avec les l’outil « sélection polygonale » (voir 8)

7) Netteté > Plus net

Uniquement sur certaines zones précises sur des photos qui ne sont pas parfaitement nettes, par exemple les yeux lorsqu’il s’agit d’un portrait, ou un détail de macro. Ne pas en abuser sinon ça pixellise !

8) Outils de sélection

– sélection carrée : pour recadrer une photo ! Après avoir sélectionné, faites Edition > copier, puis > coller en tant qu’image.

– sélection polygonale : pour sélectionner une zone seulement de la photo, et de la traiter à part, par exemple atténuer le contraste ou modifier les couleurs sur cette partie seulement . C’est la fonction de sélection que j’utilise le plus. Il faut être très précis (c’est-à-dire, concrètement, travailler en zoomant sur votre photo), ne pas hésiter à y passer du temps car il n’y a rien de pire qu’un découpage mal fait !

– sélection magique : permet de sélectionner en un clic toute une zone qui possède la même teinte de couleur

Tant qu’on y est, une petite astuce : quand on fait clic droit sur une partie de photo sélectionnée, et que l’on fait « inverser la sélection », cela permet de traiter toute l’autre partie de l’image, sans avoir à resélectionner ! Ca peut être très utile…

Conseil n°1 : pensez à enregistrer plusieurs versions différentes de la même photo en fonction de vos tâtonnements en retouche, vous choisirez ensuite laquelle (vous) plaît le plus en les mettant cote à cote.

Conseil n°2 : comme à la prise de vue, mais peut-être encore plus en retouche, ayez le souci de la précision et du détail c’est cela qui rendra vos photos réussies.

A.C.S